Handball Club Franconville Le Plessis Bouchard

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Un groupe Ambitieux

Publié le 02 janvier 2022

En quelques jours, Laurent Zami, pour sa première vraie expérience auprès d’un collectif sur le banc, est passé d’un “petit” groupe adulte Filles en Départ’ avec Franconville à une équipe promue sportivement en Excellence Région sous les couleurs de l’Elite Val d’Oise Handball. Quelques mois après une fin d’été agitée, les filles de Laurent vont jouer les Playoff et peuvent rêver de Prénat’ en 2022-2023. Elles se positionnent véritablement comme un laboratoire et une réserve pour l’équipe N3 qui lorgne la N2. Hyper passionné, ambitieux, Laurent nous parle du projet… avant de jouer au jeu des présentations à son tour.

Un groupe Ambitieux

 

ÉLITE VAL D’OISE HANDBALL : Nouvelle équipe en 2021-2022 au sein de l’Elite, nouveau coach

et donc nouveau groupe, commençons par un bilan sportif à la trêve. Déjà bon, je suppose ?!

 

Laurent ZAMI : 

« Il est positif. Initialement, le groupe devait évoluer encore en Département et au final, on a été repêché en raison de l’arrêt de deux clubs Région. Donc, dans la tête des filles, ce n’était pas la chose. Tu passais d’entraînements pépères avec des matches à côté de la maison à des matches au fin fond de la région et des entraînements plus intensifs. Le club était partant, le groupe était partant, même s’il a fallu un petit temps d’adaptation. Donc, le bilan - on finira 2e de la première phase (Une phase qui se terminera début janvier avant la 2e partie Playoff/Playdown) - est bon. Pour un groupe qui a pour ambition juste de se maintenir en Excellence Région et devait jouer en Départ’, on joue le haut de tableau ! Et on pourrait même revoir les ambitions à la hausse s’il le faut… »

 

EVO : Sportivement, vous avez la meilleure attaque et la pire défense. C’est un gros différentiel ?

L.Z. : « Oui. Et encore, en attaque, on fait beaucoup de poteaux. On a une grosse puissance de feu, avec des arrières de qualité. On travaille cette défense et j’ai dit au filles quand j’ai pris le groupe : “Le plan de jeu, c’est défendre, monter la balle, marquer. On arrivera à marquer contre tout le monde, mais il faudra bien défendre”. Défendre, c’est mon leitmotiv. Je vois d’autres équipes qui ne veulent que marquer un but de plus que l’adversaire. Moi, je préfère prendre un but de moins… Globalement, je suis tout de même satisfait de la défense. Ce qui pêche encore un peu, c’est la transition. On travaille dessus. » 

 

EVO : Comment va se passer la suite de votre championnat Excellence Région ? 

L.Z. : « A la rentrée en 2022, on va intégrer une poule avec les équipes déjà présentes avec nous, contre qui on garde nos points, et on va rencontrer d’autres équipes. Ce qui est encourageant, c’est que les équipes contre qui on va jouer étaient dans une poule plus serrée. Donc, on va repartir déjà bien placé. C’est important pour avoir de l’ambition. A l’issue de cette seconde phase, les cinq dernières des deux poules de 10 redescendent en Départ’. Les deux premières de chaque poule montent en Prénat’ et les autres se maintiennent. »

 

EVO : L’objectif, c’est…

L.Z. : « Avec le club, l’équipe 1 d’Abdou et les Filles, l’objectif, c’est de se maintenir en Excellence Région. Donc, on va tout faire pour se maintenir le plus rapidement possible. On en a parlé avec les filles. Comme c’est l’objectif, c’est nouveau et il faut l’assurer au plus vite. Après, si on était encore bien placé, on peut être amené à revoir l’objectif… et jouer la montée. Si on peut l’atteindre, on veut pouvoir jouer cette montée en Prénat’, un niveau seulement en-dessous de la N3. Mais attention, aujourd’hui, on n’est pas maintenu, on a bien marché, mais on va repartir sur un championnat long. Après, la Prénat’, c’est un niveau en-dessous des N3, mais sportivement il y a plus qu’un niveau d’écart. »

 

EVO : Le niveau sportif d’un point de vue général en Excellence Région est plus hétéroclite et varié que chez les garçons ? 

L.Z. : « Oui, dans notre groupe, la majeure partie des filles évoluaient en Départ’ avec Franconville. Au-delà du niveau, le groupe se reconstruit. J’ai des filles qui avaient arrêté le Hand depuis 2 ans, 4, 10. Mais je suis agréablement surpris. Entre le premier jour et la reprise de l’entraînement et octobre, le groupe a progressé beaucoup plus vite que j’espérais. Après, en Excellence Région, le niveau est plus hétéroclite selon les équipes, alors qu’en Prénat’, il est plus homogène. »  

 

EVO : Cette création d’équipe féminine 2 répondait au départ à un besoin d’afflux de licenciées ou à un objectif sportif ? 

L.Z. : « On était dans la continuité. L’équipe était en département sans être aussi étoffée. Mais en quelques jours, j’ai eu pas mal d’arrivées, de retours et le bruit courait que c’était un groupe sympa avec un nouveau coach !… Au final, les filles sont 19 ! C’est le repêchage - imposé - de l’équipe en Excellence Région qui a changé la donne. On veut constituer une vraie réserve pour la N3, dont l’ambition est de montée en N2. Donc, ce serait bien que l’on ait une vraie réserve qui évolue en Excellence Région. Moi, je voulais plus m’investir dans le club et je me suis proposé pour prendre l’équipe. L’opportunité s’est créée. Et voilà ! Mon président m’a contacté… pour le Département. Et trois jours après, il me rappelle et me dit : “on a été repêché. Ce sera Région”. J’ai dit ok, sachant que c’est bien de jouer au plus haut niveau possible. »

 

EVO : A ton niveau Région, ressens-tu l’engouement pour le Handball Féminin dans la foulée des résultats de l’Equipe de France notamment ? 

L.Z. : « Pas forcement par rapport à mon groupe. Mes filles bouffent du Hand du manière générale. On parle du PSG Hand, des garçons, des filles. Elles s’intéressaient déjà au Hand avant. Elles suivent l’Equipe de France notamment. On a failli aller les voir à Coubertin en préparation. Elles sont très impliquées. Ce n’est pas forcément un afflux de jeunes filles, mais plus le bouche à oreille sur l’équipe et donc l’intérêt pour le sport en général qui a parlé. » 

 

EVO : L’intérêt de l’équipe est à la fois dans les résultats purs, mais aussi dans le fait d’être un laboratoire et une vraie réserve pour la N3 d’Abdou Lekehal ? 

L.Z. : « Totalement. A partir du moment où on a été repêché, j’ai toujours été clair sur l’objectif auprès des filles, le maintien. Donc il y a un vrai objectif sportif, maintenir le club à ce niveau-là. Mais aussi pour certaines filles, il y avait un objectif de reconstruction avec un cap à passer. Je m’attache à les faire avancer à ce niveau-là. Je suis au club depuis 2007 et c’est ma première réelle expérience en tant que coach. C’est la première fois qu’un groupe m’est dédié. » 

EVO : A l’image de votre groupe “naissant”, cette filière filles se renforce chaque année au sein de l’EVO. C’est très important d’être complet dans sa formation, dès les U12, U14 puis à chaque étape, même si cette saison les U18 font défaut ? 

L.Z. : « Exactement. On le voit. Cela a été un peu compliqué sur nos U18. Mais dans l’esprit du club, c’est mettre un coup de booste à toute la filière féminine. La N3 doit jouer au plus haut niveau. Après, pour nous les Séniors Filles 2, les U18 et en-dessous, cette équipe doit être notre locomotive. »

 

EVO : Le but est aussi de garder ses filles, qu’elles ne partent plus dans des clubs plus huppés ?

L.Z. : « Oui. Des filles parties sont revenues chez nous. On veut avoir une vraie filière et pas avoir seulement des garçons. Avoir du haut niveau intéressant à proposer aux garçons comme aux filles, c’est ce que l’on veut ! Avec l’Elite Val d’Oise Handball, tu as derrière les deux clubs de Saint-Gratien Sannois et Franconville Le Plessis Bouchard. C’est ce qui est bien. Un tel brassage, c’est notre phare. » 

 

EVO : Abdou me disait récemment qu’il est plus difficile de travailler avec des filles que des garçons. C’est ton avis ? 

L.Z. : « Je ne dirais pas plus difficile ou compliqué. C’est différent ! Une fois que l’on a compris comment les coacher et les manager, il n’y a aucune difficulté. La dimension relationnelle humaine est plus importante que la dimension coach/joueuse frontale. Je suis manager à l’Assurance Maladie, 98 % de mon collectif est formé de filles. Tu ne peux pas manager des garçons comme des filles. Avec ce collectif SF2, on est vachement dans la communication et la relation. Les filles ont besoin de ça, de reconnaissance, de confiance. On ne peut pas aussi sportivement tirer dessus comme sur des garçons. Parfois, avec des garçons, j’aurais pu être plus frontal sur une action ou un entrainement. Cela ne veut pas dire qu’il faut laisser tomber sur le coup avec une fille, mais juste l’approche doit être différente. »

 

EVO : Dans les années à venir, il y a une volonté de matcher avec les N3 Filles en les challengeant question résultats, objectifs, en N2, N3, Prénat’ ? 

L.Z. : « Ah oui. J’espère qu’on va pouvoir le faire à court terme. On est les deux collectifs bien placé. Et si pour nous ce n’est pas cette année, j’aimerais au moins pouvoir le faire l’an prochain. On est sur une année d’essai, ok. On s’est surpris d’avoir de bons résultats, mais pourquoi pas envisager plus que l’objectif initial tout de suite ! Quand les résultats sont là, il faut savoir les prendre tout de suite. » 

 

 

EVO : On sait qu’il y a des objectifs N1/N3 avec les garçons de montée, de Proligue, une vraie synergie. Sens-tu une vraie synergie autour des filles au sein de l’EVO ? 

L.Z. : « Oui. Nous, on a été clair entre les filles et la présidence. Si on était restée en Département, je ne sais pas si la donne aurait été la même. Mais là, quand tu peux être une vraie réserve et jouer le haut du tableau, les objectifs changent. Les objectifs sont les mêmes que pour les garçons avec la N1 et la N3 et en plus, ils sont en train de se concrétiser. On ne lâche pas. J’en parle régulièrement avec Abdou. »

 

EVO : Cela veut dire que le club devra avoir de grosses ambitions en interne pour faire face à celles sportives à la fois des garçons et des filles, adultes et jeunes…

L.Z. : « C’est certain. Le club devra faire les efforts pour nous tous, mais il le fait déjà ! »  

 

 

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SÉNIORS FILLES 2 : LAURENT NOUS PRÉSENTE SON GROUPE…

 

 

 

 

LES VALEURS DE L’ÉQUIPE : CŒUR ET SACRIFICE

« C’est un groupe qui vit bien, avec une belle cohésion. Nos valeurs : cœur et sacrifice !

Sur le terrain, je demande à chacune des filles de se sacrifier pour sa copine, sa gardienne, son équipe. Par exemple, ne pas hésiter à s’enlever un peu de vernis du genou pour récupérer un ballon qui traine  ou pour les gardiennes, ne pas hésiter à mettre la tête pour faire un arrêt. Ou encore se faire plaisir, d’être enthousiastes  qu’elles soient sur le banc ou sur le terrain, qu’elles jouent 2 minutes ou 60. Je veux que l’équipe adverse sente, entende, voit que rien ne pourra nous atteindre . » 

 

-> Les JOUEUSES (19)

Manon PICQ (Demi centre - Ailière gauche - 29 ans)

« La Capitaine ! Manon, c’est mon bras droit, elle me gère l’équipe en dehors et sur le terrain . » 

 

Darryn ASSES (Gardienne - 25 ans) & Adeline MARVILLIER (Ailière - 22 ans)

« Nos 2 Gendarmettes . Il faut s’en méfier, jamais les dernières pour déconner, chambrer et pico… Il est préférable d’écrire : pour se détendre . Elles sont toutes deux arrivées au club cette saison et progressent bien après de nombreuses années d’arrêt. Dommage, qu’elles soient trop souvent prises par leurs fonctions. » 

 

Juliette BARBIER (Pivot - 21 ans)

« Juliette, un pivot ça fait quoi ? Petit indice : ça Piv-te !! Je pense que toute la team doit le savoir, sauf toi . » 

 

Lynda BENAMMAR (Ailière - 30 ans)

« Lynda, toujours en train de rigoler, même quand elle loupe des immanquables ou quand elle arrive en panique, toute débraillée en retard à l’entrainement. Je soupçonne que c’est sa tactique pour éviter de se prendre une soufflante. Le pire, c’est que ça fonctionne. Comment garder son sérieux face à ça . Mais bon, heureusement que pour une droitière à l’aile droite, elle est capable de faire de belles choses. » 

 

Pauline DELBEN (Pivot - 34 ans) & Priscillia BINSA (Pivot - 24 ans)

« Nos 2 nouvelles qui sont aussi arrivées au club cette saison. Pauline, qui a fait un break de plusieurs années pour s’occuper de ses enfants, souhaitait reprendre dans un groupe avec une bonne ambiance et qui travaille dur. Ça tombe bien, c’est le cas. 

Priscillia, c’est sa 1re année de hand. Après avoir pratiqué un peu de basket, elle a décidé de s’y lancer pour un nouveau challenge sportif. Il faut leur laisser le temps nécessaire à toutes les deux de retrouver ou d’acquérir toutes les bases afin qu’elles puissent évoluer aisément sur le terrain. »

 

Gradie DISUNZUKA (Arrière - 18 ans)

« La benjamine du groupe. Très prometteuse malgré tout. Quand elle est en confiance et en réussite, quel bonheur son sourire . »

 

Julie DONNART (Demi-centre - 27 ans)

« L’expérience au service du collectif. Elle a un sacré coup de poignet à la Mikkel HANSEN . » 

 

Mathilde FORTIN (Gardienne - 30 ans)

« Une bosseuse ! Mathilde est arrivée au club cette saison, un peu par hasard. Ça tombe bien, on cherchait une gardienne. Elle a décidé de reprendre le Hand après 10 ans d’arrêt dans un petit club du Sud. Trois mois de travail, quelques “spécifique gardien” et elle commence à nous fournir de belles prestations. Elle n’est jamais la dernière non plus pour la 3e mi-temps . »

 

Charlotte GALIANA (Arrière - Demi-Centre - 32 ans)

« Encore une des boute-en-train de la team. Charlotte a décidé de reprendre et est arrivée après le début de la saison. C’est signe que notre team est attrayante . Un autre pilier en défense et pas que… #3ème mi-temps. » 

 

Noémie GALLIANA (Arrière - 29 ans)

« Noémie est arrivée en même temps que Charlotte, sa sœur, juste après le début de saison. Ce sont des anciennes du club, donc aucun problème d’intégration dans cette nouvelle team. Noémie est capable de bien nous apporter sur la base arrière, car elle a  une grosse frappe, malgré son gabarit d’ailière . »

 

Marianne GAUDILLERE (Ailière gauche - 32 ans)

« Toujours motivée, un réel exemple. La relation coach/joueuse est facilitée avec elle. Consigne, application, résultat, pas besoin de faire plus compliqué . » 

 

Amel LEBSIR (Pivot - 23 ans)

« Une des nombreuses boute-en-train de la team. Un sacré pilier en défense et dans l’organisation de la 3emi-temps . » 

 

Mathilde MABIRE (Arrière - 28 ans)

« Mathilde est discrète sur le terrain, mais motivée pour appendre, progresser et voyager aussi . »

 

Melissa MABOULOU (Arrière gauche - 30 ans)

« Melissa, toujours de bonne humeur, et posée. Mais attention à son air nonchalant, son 1 contre 1 peut déboiter quelques genoux. » 

 

Pauline ODIN (Demi-centre - 33 ans) & Betty ABAD (Ailière - 34 ans)

« Nos 2 out médicaux  ! Pauline était la capitaine de la team les saisons précédentes. Elle n’a pas pu reprendre cette saison, parce qu’un P’tit Bout’Chou est venu pointer le bout de son nez au mois d’août. Encore de gros bisous à Elina de la part de toute la team . En espérant qu’elle nous prête sa maman dès que possible, quand tous les voyants médicaux, physiques… seront au vert ! Betty n’a vraiment pas eu de chance. Elle s’est gravement blessée à l’annulaire une semaine avant le premier match. C’est dommage, car elle a une super détermination sur le terrain et ne lâche rien. 

Mais pour autant, toutes les 2 sont toujours restées au contact de la team, viennent nous voir à quasi tous les matches et participent même à quelques séances d’entrainement. Elles encouragent et soutiennent surtout quand les séances sont difficiles . J’espère pouvoir compter sur leur énergie, leurs qualités sur cette seconde phase de la saison. » 

 

Mathilde PLU (Arrière - 26 ans)

« Mathilde a loupé toute cette première moitié de saison, suite à une blessure au pouce lors d’un match de préparation. Il faut la canaliser, car elle a trop envie de reprendre, de jouer, alors qu’elle n’est pas encore opérationnelle à 100 %. Quand elle le sera, je pense qu’elle nous apportera beaucoup sur la base arrière. »

 

-> COACH LAURENT ZAMI… vu par MANON PICQ, la capitaine ! 

« Laurent est un coach déterminé, impliqué et qui est à l’écoute de sa team. 

Tellement à l‘écoute que d’ailleurs, en début de saison, il passait son temps à nous dire “Ça vous va ?. Après chaque consigne, un objectif, un programme de séance… Alors que concrètement, même si ça ne nous allait pas, nous n’avions pas trop le choix . » 

 

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