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2018-2019
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"N3 RESERVE AMBITIEUSE"
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"N3 RESERVE AMBITIEUSE"

Publié le 14 septembre 2018

 N3 RESERVE AMBITIEUSE

Entraîneure de Handball de caractère, Laurence entame sa deuxième saison à la tête de l’équipe N3 de l’Élite Val d’Oise Handball. Derrière le groupe N1 de Samy El Jammal et proche du groupe Séniors 3 de Saint-Gratien Sannois de John Prévost, cette femme passionnée se veut ambitieuse avec un groupe jeune et motivé, dont certains joueurs ont beaucoup appris en 2017-2018 de la réalité de ce championnat et du fameux statut d’équipe réserve. Explications… et ambitions.

 

• Fred Thoos (Élite Val d’Oise Handball) : Laurence, vous entamez le championnat N3 2018-2019 pour une 2e saison pour toi au sein de l’Élite. Parle-nous de votre préparation jusqu’à ce premier match.
Laurence Beaulieu (Élite Val d’Oise Handball) : Cette année, je suis très contente. Nous étions un maximum de joueurs, tous ceux qui doivent jouer essentiellement en N3. Tous les jours, nous étions sur piste et au gymnase pour faire du fond à partir du 20 août, sans faire beaucoup de matches amicaux. On a beaucoup travaillé ensemble, avec aussi des jeunes en devenir qui s’entraînent deux fois par semaine avec nous. C’était un bon début, avant ce premier match, avec en plus un bon passage entre le groupe de N1 et nous.

• Décris nous ton équipe. Elle a beaucoup évolué, comme c’est le cas dans des clubs qui possèdent deux équipes de haut niveau. Tu sembles déjà satisfaite par ce groupe ?
Ce groupe ne fonctionne pas comme un groupe de papas de N3. On travaille et ça forme en relation avec la N1. C’est différent et il faut jongler en relation tout le temps avec tout le monde. Il y a un gros travail de gestion et d’anticipation. C’est un groupe forcément jeune, car on n’a le droit qu’à quatre joueurs de plus de 23 ans. On a eu des départs pour différentes raisons. On a stabilisé deux + de 23 avec Loïc et Dim’ et il reste de la place pour deux joueurs de la N1 qui feront la navette comme Ludo, comme Carmel aussi… Et il y a des U23 qui feront l’aller-retour comme Josué, un espoir fédéral et qui prend sa mesure en N1.

• Changement dans le staff, l’arrivée de Yoann Lagoutte à tes côtés. C’est une nouveauté de fonctionner avec deux binômes d’entraîneurs séparés N1/N3, alors que l’an passé, André Magne faisait les deux groupes parfois. C’est un renforcement de la méthode de travail ?
Chaque entraînement de nos deux équipes est plus ciblé sur l’équipe. Yohann est un entraîneur en formation, qui n’a jamais entraîné à ce niveau-là. Alors, c’est mieux d’être concentré sur une équipe, alors que je fais la relation avec Samy et la N1. Le travail de nos binômes est plus défini et le travail concentré. Chacun trouve sa place. Maintenant, l’an passé, on fonctionnait bien aussi. Mais les garçons se sont très bien adaptés. Maintenant, ils aiment bien avoir toujours les mêmes têtes. Je possède un groupe humainement cool avec qui on vit bien. Et l’an passé, on leur en a fait faire ! Ils n’ont jamais fait la révolution, même dans la difficulté.

• Quels sont les enseignements que tu as tirés de la saison passée, entamée avec un lourd malus de points et forcément difficile dans son déroulement ?
La saison a été un vrai sport ! C’est la saison la plus compliquée que j’ai connue depuis que j’entraîne, dans le Handball mais pas dans la relation avec les garçons. Le groupe a souvent changé. Cette année, il y aura une base stable, même si des petits feront l’aller-retour avec la N1. Ça, c’est le travail de la réserve. Tout le monde a appris l’an passé. Des garçons qui ont sauvé l’équipe sont encore là. Ça compte. Ils ont un vécu. Même si chaque saison est différente, les liens se sont resserrés. Je suis très fière de mes garçons. Ce n’était pas facile. Il ne fallait rien lâcher. Et même si des garçons de la N1 ont été jetés dans la bataille comme des jeunes, je suis très fière de tous. Chacun a appris et s’est bagarré. Ça, ça sert pour l’année d’après.

• Quels sont tes objectifs sportifs cette saison ?
Si on montait, quelle serait la différence entre une N3 et une N2 ? On a le droit, il ne faut qu’une division entre une équipe 1 et son équipe réserve. Si je sens que l’on peut le faire, je ne me gênerai pas. Le but est de faire une meilleure saison que l’an passé… C’est compliqué dans notre style d’équipe, de réserve. L’objectif est d’avoir un niveau de jeu intéressant qui peut profiter et interagir avec l’équipe 1. Les joueurs doivent pouvoir tenir un rôle dans l’équipe. On a beaucoup vécu ensemble et on a très peu de ballon sur la prépa. Je voulais que les gars aient un maximum de physio. Le championnat nous fait rentrer dans le ballon. Un championnat avec plein de trous et un calendrier qui sera dur à gérer. On sort d’une prépa plus physique. Le système de montée en N2 est le même. Le 1er de chaque poule monte, le 2ejoue un barrage avec chaque autre 2e et les trois derniers descendent. 8 équipes montent en N2.

• Parle-nous de vos adversaires dans cette poule 4.
La poule du Nord ! Je connais ces équipes, car j’ai déjà joué cette poule il y a quelques années. Une poule corpulente, présente physiquement. Ce n’est pas le jeu du Sud-Ouest. À chaque région son ADN. C’est physique. Il y a deux promus (Arras et Wahagnies), deux bonnes équipes. On a Rouen qui sort d’une très belle saison et a pour projet de monter en N2. On retrouve les descentes de N2, comme Villemomble, Puteaux. Entente Plesseenne et Marolles, on connaît, on les avait jouées l’an passé. Il y a Le Chesnay, région parisienne. C’est un peu la même poule que l’an passé, intéressante !

• Avec ce nouveau cycle en N3 et une équipe remaniée en N1, sens-tu une nouvelle synergie dans l’Élite Val d’Oise et les clubs de Saint-Gratien Sannois et Franconville avec l’ambition de monter en N2 et en Proligue ?
Pas encore complètement. Par contre, quand on m’a lancé dans ce projet, c’est pour l’objectif de voir le groupe d’en haut redevenir pro. J’appuie Samy dans son projet. Et si derrière on s’accroche, on travaille, on donne, on pousse… Ça va venir ! Je vis dans les deux clubs et petit à petit, on fédère et l’objectif est qu’à un moment, il faudra être là-haut ! En faisant du nombre et de la qualité.

• Est-ce facile d’exister pour une réserve et trouver sa place dans un club ?
C’est un travail complètement différent. Moi, je sais pourquoi je suis là et c’est peut-être plus facile d’avoir ce rôle-là avec mon vécu. Mon boulot est de former un maximum de jeunes et rendre cohérent ce projet. Ce n’est pas le même rôle que quand tu entraines l’équipe 1 de ton club. Je dois former, faire le lien avec les jeunes qui vont monter. Après, si les résultats globaux sont bons, il ne faut pas se priver d’ambition, ne pas brider les garçons s’ils veulent monter. Je ne dirai jamais aux garçons “restons une réserve”. Je ne fonctionne pas comme ça. Nous sommes une réserve ambitieuse ! On s’est d’ailleurs dit plusieurs fois comme ça “et si on montait”. “Et si on travaillait pour monter”…

• Dans la continuité de l’Élite Val d’Oise, l’Entente entre clubs a été renforcée par l’accord avec d’autres clubs et étendue aux catégories U18, U17 et U15, avec l’arrivée d’équipes Filles aussi. C’est bénéfique ta N3 ?
Bien sûr. Comme le fait de connaître beaucoup d’enfants passés par l’Entente U18. Les enfants ne sont pas perdus. Avec un tel projet, tu dois toucher plus d’enfants dans la qualité. Un garçon comme Josué est un espoir fédéral. Il vient pour un truc U18-N3-N1. Ce genre de profil, c’est génial. La Fédé a misé sur lui. Dans le type de garçon pur du cru, dans une dynamique club, on a un garçon comme Yanis. Après, on a d’autres garçons comme William ou Gérald qui ont fait l’Entente U18, Jordan et d’autres. Il y a de la continuité dans le travail du département. Ce type de projet donne un objectif aux mômes. Après, ce sont des garçons que tu ne peux pas garder de nombreuses années, mais qui s’inscrivent dans un projet. Tu n’es pas non plus un centre de formation de haut niveau comme dans les clubs professionnels. Il faut l’accepter par rapport à certains gamins. Ce projet Élite Val d’Oise est tout bénéfice pour nos clubs. Et puis, tous nos enfants n’arriveront pas à un certain niveau. Le Handball est ouvert à tout le monde. Il faut du Hand et de la reconnaissance pour tous. Chaque gamin dans chaque équipe est important, quel que soit son niveau, sauf que l’on n’arrive pas à amener chacun à haut niveau. Ce projet peut aussi donner des envies précises, de jouer dans telle ou telle équipe, être au contact. Ça peut aussi créer d’autres envies dans le Hand, comme l’entraînement ou l’arbitrage. Il y a tellement de rôles à tenir dans ce sport.

• Quel est votre lien avec la Séniors 3 de John Prévost, l’équipe 1 de Saint-Gratien Sannois ?
Il y a des passerelles aussi. J’ai deux fois par semaine 4 de ses garçons qui viennent s’entraîner en N3. Et il y a aussi la Séniors 4 du club. Il y a des passerelles partout. Nous sommes dans un gros travail d’anticipation, de préparation et de gestion de nos joueurs. Il y a une vraie transversalité entre toutes nos équipes.

• Que faut-il souhaiter à l’ensemble du staff et aux joueurs pour cette saison ?
Que l’on fasse honneur au Handball ! Que l’on fasse une belle saison. Les garçons ont la chance de sourire et être en bonne santé. Il faut jouer chaque match comme on sait jouer. Profiter ! Tous les joueurs de l’Élite et des clubs… mais aussi les bénévoles. On ne peut rien faire sans l’autre, sans les autres ! Tout le monde a sa place dans le projet, est important dans le projet, doit y trouver sa place pour monter le projet le plus haut possible ! Travail, ambition, sourire et ça viendra… Chaque jour, chaque week-end, avoir envie de progresser et apprendre ! Notre équipe a son tempérament, son caractère et ses ambitions ! Quand la N1 a battu Chambéry pour son premier match, ces petits n’étaient pas au complet ! Même si eux, c’est un centre de formation de D1 qui touche des joueurs plus finis dans leur formation Handball.

 

Interview réalisée par Frédéric Thoos
Photos : Élite Val d’Oise Handball

 

« Je suis très fière de mes garçons l’an passé. Ce n’était pas facile. 
Il ne fallait rien lâcher. Chacun a appris et s’est bagarré. 
Ça, ça sert pour l’année d’après. 

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